Le
Mouvement A Cœur Joie
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1922, César Geoffray (1901-1972) entreprend d’amener
la jeunesse à la bonne musique par la pratique du chant
en commun. Juste après la seconde guerre mondiale, il se
consacre à l’organisation de chorales dans les mouvements
scouts français, et fonde en 1947 le Mouvement A Cœur Joie
international. Avec les années, ce mouvement s’est
considérablement étendu. Plusieurs centaines de chorales de
tous pays, plusieurs dizaines de milliers de membres font
actuellement partie du Mouvement A Cœur Joie.
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La
Chorale A Cœur Joie de Beyrouth
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Au
Liban, en 1961, le P. Bernard Mathieu (1912-1986), jésuite
fraîchement débarqué d’Égypte, fonde le Mouvement A Cœur
Joie libanais et la Chorale A Cœur Joie de Beyrouth. Grâce au
dynamisme infatigable du P. Mathieu, le Mouvement A Cœur Joie
libanais comptait jusqu’en 1975, outre la Chorale A Cœur Joie
de Beyrouth, plusieurs autres chorales à voix mixtes ainsi que
des cantilènes de voix de femmes et chanteries
pour voix d’enfants.
Les concerts annuels du Mouvement A Cœur Joie libanais réunissaient
quelque 150 choristes de tous les ensembles. Ces concerts se
donnaient traditionnellement l’Assembly Hall de l’Université
Américaine ou à la Faculté Française de Médecine. Parmi les
groupes les plus célèbres de l’époque, citons les
excellentes cantilènes de la Sainte Famille, des Dames de
Nazareth et des Sœurs Franciscaines. La Chorale A Cœur Joie
animait aussi les messes des fêtes traditionnelles à l’église
de l’USJ et celle des capucins de Bab Edriss.
Le P. Mathieu est frappé d’une attaque d’hémiplégie en
1971, en plein concert. Après sa convalescence, les travaux de
direction de la chorale se sont partagés entre René Tarabo,
Marc Demeulenaere, Tino Fargialla et le P. Mathieu lui-même,
quand sa santé le lui permettait. C’est ainsi que la chorale
a maintenu ses activités et ses concerts jusqu’en 1975. C’est
d’ailleurs le 13 avril 1975, de triste mémoire, qu’avait
lieu une journée chorale de répétition, en vue d’un
concert 75 qui n’a jamais été donné!
Comme dans tous les secteurs, les choses ont alors commencé à
s’effriter. Durant l’accalmie de 1977, les chorales A Cœur
Joie et Arabesque ont fusionné pour donner un concert commun
sous la direction du P. Mathieu et de Paul-René Safa.
A partir de ce moment, la chorale a fonctionné de façon
sporadique, au gré de la situation. Son local du Stade du
Chayla étant devenu impraticable, les répétitions étaient
accueillies tantôt chez l’un ou l’autre des choristes,
tantôt, quand les effectifs étaient moins clairsemés, à l’école
des Sœurs de Besançon de Baabdat, au collège de la Sagesse d’Achrafieh,
à l’église Saint Maron, à l’ALBA et à l’USJ. René
Tarabo et Marc Demeulenaere avaient émigré et, après le
départ définitif du P. Mathieu en 1982, la chorale continua
ses activités sous la baguette de Tino Fargialla.
Malgré les difficultés, ces années ont tout de même été
ponctuées de nombreuses manifestations: concerts pour des
rassemblements scouts, concerts de Noël, animation de messes,
etc. Le seul véritable concert annuel
fut donné en 1983, à la Salle Montaigne du Centre
Culturel Français.
Après la guerre, les choses se stabilisent enfin. Les effectifs
s’étoffent et la chorale A Cœur Joie peut à nouveau, au fil
des ans, consolider sa structure, organiser ses activités et
affirmer son répertoire. Celui-ci, essentiellement a
capella, est vaste et couvre différentes époques et
genres, de la Renaissance à nos jours. Les harmonisations du
père Mathieu sont souvent au programme à côté d’œuvres de
Janequin, Palestrina, Poulenc ou Debussy, mais aussi de
compositeurs libanais tels que Boghos Gélalian et Tufic Succar.
Fin 1999, Tino Fargialla prend une retraite
momentanée. C’est donc sous la direction de Paul-René Safa
que la chorale prépare et donne le concert de juin 2000.
A la répétition qui suivit ce concert, Paul-René Safa rend
son tablier, au sens propre du terme, en offrant à Tino un
tablier jaune! Tino Fargialla reprend donc les rênes de
la Chorale.
Paul-René a aussi assuré la direction en 2003 (concert de
janvier 2004), à cause de la maladie de Tino.
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